Carte de vigilance météo

Vigilance météorologique

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Rédigé par Chris Landsea

L'OAR utilise les moyennes sur 1 minute pour rendre compte des vents moyens (c'est à dire durant un certain temps). Les vents moyens maximaux mentionnés dans les avis émis par le NHC (National Hurricane Center : centre national des ouragans) pour les tempêtes tropicales et les ouragans sont les vents de surface sur 1 minute les plus forts se produisant dans la circulation du système. Ces vents « de surface » sont ceux qu'on observe (ou qu'on estime le plus souvent) à la hauteur standard météorologique de 10 m dans une zone dégagée (c'est à dire sans obstacle comme des bâtiments ou des arbres).

Depuis l'inauguration du Système Automatique d'Observation en Surface (ASOS : Automated Surface Observation Système), le National Weather Service (Service de la Mététorologie américain) a adopté les moyennes sur 2 minutes pour les vents moyens maximaux. En effet, les stations ASOS moyennent et enregistrent les données de vent sur des périodes de 2 minutes. Il n'y a pas de facteur de conversion pour passer des vents moyennés sur 2 minutes aux vents moyennés sur 1 minute, et il est inutile d'essayer d'estimer le vent le plus fort sur une minute à l'intérieur d'une période de 2 minutes puisqu'ils sont globalement identiques.

Les rafales sont des pics de vents de quelques secondes (3-5 s). A proximité d'un ouragan, la valeur des rafales maximum sur 3 secondes dans une période d'1 minute est généralement de l'ordre de 1,3 fois la valeur du vent moyen maximal (soit 30% de plus).

L'utilisation des vents moyens maximaux sur 1 minute comme référence dans les bassins Atlantique et Pacifique Nord-Est (zone de responsabilité cyclonique officielle des Etats-Unis pour l'OMM) pose toutefois un problème : presque partout dans le reste du monde, on utilise les moyennes sur 10 minutes pour les « vents moyens maximaux ». Bien qu'on puisse utiliser un simple rapport pour convertir les pics de vent sur 10 minutes en pics sur 1 minute (à peu près 12% de plus pour ces derniers), ces différences systématiques posent problème pour effectuer des comparaisons entre les cyclones dans le monde.

Références
  • Powell, M.D., S.H. Houston, and T.A. Reinhold, 1996:"Hurricane Andrew's Landfall in South Florida, Part I: Standardizing measurements for documentation of surface wind fields." Wea. Forecast. v.11, p.329-349

Dernière mise à jour le 21 avril 2006.

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