Définitions

Equivalence entre unités

  • Vent :

1 m/s = 3,6 km/h = 1,9 kt

1 km/h = 0,28 m/s = 0,54 kt

1 kt = 0,51 m/s = 1,85 km/h

  • Précipitations :

1 mm = 1 litre/m²

Alizé

Ce terme désigne un vent des régions intertropicales (entre 30° nord et 30° sud environ), de direction générale nord-est pour l'hémisphère Nord et sud-est pour l'hémisphère Sud, qui se manifeste de façon persistante à des altitudes allant ordinairement du niveau de la mer à 1 500 ou 2 000 mètres, sans dépasser 3 000 mètres. Le terme d'"alizé" est généralement employé au pluriel afin de désigner l'ensemble des vents de ce type. Dans les régions tropicales et équatoriales, la circulation générale des vents à basse altitude est principalement gouvernée par des vents d'est, à l'inverse des régions tempérées où elle se traduit globalement par des vents d'ouest. Rappelons qu'à un phénomène climatique tel qu' El Niño correspond une quasi-disparition des alizés dans la partie occidentale du Pacifique équatorial, tandis que La Niña s'accompagne au contraire de leur renforcement dans cette même zone du Pacifique.

Durée d’insolation

C’est l’intervalle de temps pendant lequel le soleil est nettement apparent au-dessus de l’horizon et l’intensité de son rayonnement direct suffisante pour créer des ombres portées bien nettes. La durée d’insolation est mesurée par un héliographe et exprimée en heures ou en minutes. Par convention, il y a insolation lorsque le flux solaire direct est supérieur à 120 W/m2.

Ecarts à la moyenne ou à la normale

Les valeurs observées peuvent être comparées à la normale ou, à défaut, à une moyenne. L’écart est une grandeur positive ou négative aussi appelée anomalie. On utilise aussi une anomalie relative qui est l’écart divisé par la moyenne, exprimée en pourcentage.

Evapotranspiration

L’évapotranspiration est la quantité d’eau vaporisée (c’est-à-dire passant de l’état liquide à l’état gazeux) par une plante ou un couvert végétal. Cette quantité, exprimée en mm, comprend d’une part l’eau transpirée par la plante et d’autre part l’évaporation de l’eau contenue dans le sol. On fait la distinction entre :
  • l’évapotranspiration potentielle (ETP) :

On la définit comme l’évapotranspiration d’un couvert végétal de référence bien alimenté en eau, exempt de maladie, cultivé dans des champs de large superficie, dans des conditions de sol optimales, possédant un rendement maximal dans les conditions climatiques existantes. La culture de référence correspond à un gazon homogène en phase active de croissance, bien alimenté en eau et couvrant totalement le sol. L’évapotranspiration potentielle ne dépend que des conditions météorologiques observées. Son estimation est indispensable au calcul des deux quantités suivantes.

  • l’évapotranspiration maximale (ETM) :

C’est la quantité d’eau maximale que peut effectivement consommer une plante lorsque son irrigation est optimale. L’eau n’est alors pas un facteur limitant au niveau de l’absorption racinaire. Cette consommation en eau varie en fonction de la culture considérée, de son stade phénologique (stade de développement) et des conditions météorologiques observées.

  • l’évapotranspiration réelle (ETR) :

C’est la quantité d’eau réellement perdue sous forme de vapeur d’eau par une surface ou un couvert végétal. Elle dépend de la culture considérée, du stade phénologique de la culture, du contenu en eau du sol et des conditions météorologiques observées.

Normales

On définit des valeurs dites «normales » pour les différents paramètres (température, précipitations…) ; elles sont obtenues en effectuant la moyenne du paramètre considéré sur trente ans et sont recalculées tous les 10 ans. Ces valeurs « normales » servent de référence, elles représentent un état moyen. Elles peuvent être définies aux niveaux décadaire, mensuel, saisonnier ou annuel et permettent de mettre en évidence la tendance d’une décade, d'un mois, d'une saison ou d'une année : mois très arrosé, hiver frais, mois de février chaud, année déficitaire en précipitations.

Précipitations

Ce terme regroupe tout ce qui tombe des nuages sous forme liquide ou solide ainsi que la rosée. En Nouvelle-Calédonie, il s’agit principalement de pluie, car les quantités associées à la rosée sont faibles et les cas de grêle sont exceptionnels. Les précipitations se mesurent entre 5h le jour même jusque 5h le lendemain. La hauteur des précipitations est mesurée en dixièmes de millimètres à l’aide d’un pluviomètre ou d’un pluviographe. Une hauteur de précipitations d’un millimètre correspond à un litre par mètre carré soit dix tonnes à l’hectare.

Rayonnement

Le rayonnement dit global est la quantité d’énergie solaire inteceptée par une surface horizontale. Le rayonnement global arrive au sol en observant deux types de trajectoire possibles :
  • celle du rayonnement direct, où le parcours des rayons est celui d’une droite entre le soleil et notre planète;
  • celle du rayonnement diffus, où le parcours des rayons est modifié par une succession d’obstacles (gouttelettes et cristaux de glace des nuages, aérosols, molécules d’azote et d’oxygène).

Le rayonnement global est mesuré en J/cm2 (Joules par centimètres carré) par un pyranomètre. Certains ouvrages expriment le rayonnement global en kWh/m2. Nous avons la relation 1 W = 1 J/s, donc 1 Wh = 3600 J avec pour finir : 1 kWh/m2 = 360 J/cm2.

Records

On définit également des valeurs dites « record » qui sont relatives à une période (record enregistré sur la période 1875-1990 par exemple) ; elles représentent les phénomènes extrêmes exceptionnels qui se sont produits au cours de cette période.

Température

Lorsqu’on parle de « température » sans préciser, il s’agit de la température de l’air. Elle est mesurée sous abri et exprimée en degrés Celsius (°C). La température minimale d’un jour est relevée entre 17h la veille et 17h le jour même. Elle se produit le plus souvent en fin de nuit. La température maximale est mesurée entre 5h le jour même et 5h le lendemain. Elle se produit le plus souvent en début d’après-midi. L’amplitude thermique est la différence sur un laps de temps donné entre température maximale et température minimale. Elle peut être journalière, mensuelle ou annuelle.

Vent

Il est caractérisé par la direction et la vitesse (ou force) du déplacement horizontal de l’air. La direction est mesurée par une girouette qui indique « d’où vient le vent » et son unité s’exprime selon une « rose », graduée en degrés ou en points cardinaux.
La vitesse est mesurée grâce à un anémomètre et peut s’exprimer en :
  • mètres par seconde (m/s), l’unité la plus souvent utilisée par les scientifiques.
  • kilomètres par heure (km/h), l’unité utilisée dans les relations avec le public, notamment pour les vents très forts.
  • noeuds (kt), l’unité utilisée en météorologie marine ou aéronautique, et couramment en Nouvelle-Calédonie pour le grand public. Elle correspond à 1 mille nautique par heure.
  • échelle Beaufort selon 13 valeurs de 0 à 12 mettant en relation force du vent et état de la mer.

En météorologie, on utilise les termes suivants pour le paramètre vent :

  • le vent instantané est une mesure intégrée sur une période de 0,5 seconde,
  • le vent moyen indiqué dans les bulletins météorologiques est une moyenne sur 10 minutes des directions et vitesses,
  • les rafales correspondent à un pic instantané de vitesse d’au moins 10 kt au-dessus du vent moyen, avec un vent moyen minimum de 10 kt, et avec ou sans changement de direction,
  • les grains sont de fortes rafales avec une augmentation d’au moins 15 kt au-dessus du vent moyen pendant au moins 1 minute. Les grains ne sont pas nécessairement accompagnés de précipitations.

Zone de Convergence InterTropicale (ZCIT)

La Zone de Convergence Intertropicale est une structure météorologique qui encercle la Terre entre les Tropiques. Elle est le lieu d’intenses activités convectives associées à des cumulonimbus qui atteignent 15 à 17 km d’altitude. Sur le Pacifique Ouest, elle est la plus active avec des cumuls annuels variant entre 2500 et 3500 mm et reste toute l’année dans l’hémisphère nord (5°N en janvier et 25°N en juillet).

Zone de Convergence du Pacifique Sud (ZCPS)

La ZCPS est la deuxième zone persistante de convection profonde de l’océan Pacifique. .Elle s’étire grosso modo le long d’un axe NO/SE de la Nouvelle-Guinée jusqu’aux régions subtropicales de la Polynésie Française. C’est cette structure météorologique qui est responsable des fortes précipitations observées pendant l’été austral en Nouvelle-Calédonie et à Wallis et Futuna.