Systèmes d'avertissement

Dans le cadre de sa mission de sécurité des personnes et des biens, Météo-France Nouvelle-Calédonie se doit d'avertir le public et les décideurs de toute situation météorologique potentiellement dangereuse. Pour cela, plusieurs systèmes d'avertissement ont été mis en place selon les cas :

  • lorsque les risques sont liés directement aux conditions météorologiques - il s'agit de la vigilance météorologique, des alertes cycloniques et/ou de l'émission de BMS ;
  • lorsque les conditions météorologiques sont un facteur à prendre en compte dans d'autres situations à risque comme les feux de forêt, les pollutions atmosphériques ou maritimes, les sauvetages en mer.

Vigilance météorologique

La vigilance météorologique est un système d'avertissement propre à Météo-France permettant d’avertir le public d’un risque météorologique hors phénomène cyclonique. En Nouvelle-Calédonie, elle s’applique à trois phénomènes et quantifie le risque sur une échelle de quatre couleurs.

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Le prévisionniste décide du passage en vigilance et de l’évolution des niveaux.

La carte indiquant le ou les paramètres concerné(s) ainsi que le niveau de vigilance pour chaque zone est accompagnée d’un commentaire du prévisionniste. A partir du niveau orange, ce dernier rédige un bulletin de vigilance.

La période de validité de ces informations est indiquée.

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Consulter la vigilance en cours en Nouvelle-Calédonie.

Alerte cyclonique

En cas de menace cyclonique, Météo-France Nouvelle-Calédonie a pour mission d’informer les autorités de la situation en cours et de son évolution prévue afin de leur permettre d’organiser la sécurité des personnes et des biens.

En Nouvelle-Calédonie

En accord avec le Plan ORSEC Cyclonique, c’est le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie qui est responsable de l’organisation générale des alertes cycloniques, des consignes générales à la population en cas de cyclone et de la coordination des secours.
Quand il existe une menace cyclonique potentielle sur une partie du territoire, les prévisionnistes contactent le plus tôt possible la Direction de la Sécurité Civile et de la Gestion des Risques (DSCGR).
Celle-ci organise alors une réunion du Conseil de Direction, composé du président du Gouvernement, du Haut-commissaire, des présidents de Provinces, des maires des communes du Grand Nouméa et des présidents de l’association française des maires et celle des maires de Nouvelle-Calédonie (ou de leurs représentants).
Au cours de cette réunion, le représentant du service météorologique expose la situation et propose un niveau d’alerte cyclonique auquel correspondent des indications de comportement fixées par arrêté et connues du public :

  • PRE-ALERTE : un phénomène est entré ou se forme dans notre zone d'observation - suivez les prévisions météo, les bulletins d'informations et les consignes de la Sécurité civile ;
  • ALERTE 1 : phénomène prévu dans moins de 18 heures - rentrez vous mettre à l'abri ;
  • ALERTE 2 : phénomène prévu dans moins de 6 heures - restez à l'abri dans votre habitation, ne circulez pas ;
  • PHASE DE SAUVEGARDE : phénomène s'éloignant mais des dangers persistent - les secours s'activent, les services réparent, évitez les déplacements.

Après avis du Conseil de Direction, les stades d’alerte sont déclenchés par décision du Président du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.
Les réunions s’enchaînent au fur et à mesure de l’évolution du phénomène afin d’adapter les niveaux d’alerte et les mesures prises par chaque entité pour assurer la sécurité de la population calédonienne et ce jusqu’à ce que le phénomène ne présente plus aucune menace pour le territoire.

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Des exercices chaque année

Afin de tester les procédures et les outils utilisés lors du plan ORSEC Cyclone, un exercice est organisé chaque année par la DSCGR. Météo-France établit un scénario de trajectoire pour un cyclone fictif et tous les acteurs du Conseil de Direction jouent le rôle qu’ils rempliraient lors d’une gestion réelle du phénomène. 

Pour plus d'informations sur les différents niveaux d'alerte et les consignes de sécurité associées, veuillez consulter le site de la Sécurité civile et/ou vous référer aux documents officiels :


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Est-ce qu'on peut être à la fois en vigilance et en alerte cyclonique ?

Non : dès que l'alerte cyclonique est déclenchée, le système d'avertissement "Vigilance météorologique" est suspendu.

Pour accéder aux informations météorologiques, vous pouvez consulter la rubrique "Info cyclone" ou l'onglet "Cyclone".

L'état des alertes en cours est indiqué sur le site de la Sécurité civile, disponible en cliquant sur la bannière défilante.

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A Wallis-et-Futuna

Le principe du Plan ORSEC Cyclonique est similaire : les alertes cycloniques sont sous la responsabilité de l’Administrateur Supérieur de Wallis-et-Futuna (Préfet). Les prévisionnistes de Nouméa collaborent avec le Service Météorologique de Wallis-et-Futuna, qui intervient sur place auprès de  l’Administrateur Supérieur.

Sécurité en mer

Météo-France Nouvelle-Calédonie émet des BMS (bulletins météorologiques spéciaux) dès que les conditions météorologiques observées ou prévues présentent un danger pour la navigation.

Ils sont émis lorsque la vitesse du vent moyen observé ou prévu dépasse :
  • 27 kt (7 Beaufort) sur le domaine côtier (bande côtière courant le long du littoral et s'étendant jusqu'à environ 20 milles marins au large) ;
  • 34 kt (8 Beaufort) sur la zone de responsabilité marine.
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Ces bulletins communiquent les prévisions de vent et de l'état de la mer. Ils sont émis 12 heures avant le coup de vent prévu et ont une validité de 24 heures.

D'autre part, les dangers météorologiques "Forte houle" et "Vent violent" sont surveillés et pris en compte pour le domaine côtier dans le système de Vigilance météorologique.

Autres


Dans le cadre de ses missions institutionnelles, Météo-France participe à à la gestion de certaines crises environnementales.

Risque de feux de forêt

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  Inutile de rappeler les conséquences environnementales, économiques et sociales désastreuses liées aux feux de forêt : chaque année, des hectares d’espaces naturels sont détruits et des vies sont parfois en jeu. Météo-France Nouvelle-Calédonie participe aux efforts de prévention en fournissant des informations permettant d’anticiper le risque d’incendie en Nouvelle-Calédonie. 

Grâce à un outil appelé PREVIFEU, la Prévision produit une carte de risque de feux de forêt deux fois par jour et la transmet à la DSCGR qui l’utilise pour dimensionner les moyens de secours et les équipes de terrain à diligenter et positionner en opérationnel.
Cette carte présente un découpage communal coloré en fonction des risques gradués en quatre niveaux accompagné d’un commentaire des prévisionnistes qui précise les éléments susceptibles d’influencer l’évolution du risque.
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Exemple de carte Prévifeu

L’outil est utilisé depuis une dizaine d’années mais en 2013, il a été décidé de mettre ces informations à disposition du public sur notre site Internet du 15 septembre au 15 février. En accord avec de nombreux acteurs engagés dans les gestion des feux de végétation et de forêts, la DSCGR a en effet souhaité impliquer davantage la population calédonienne dans la prévention en l’informant du niveau de risque d’éclosion et de développement d’un incendie : chaque citoyen peut donc jouer son rôle de premier acteur de la sécurité civile.

Consulter la carte Risque de feu de forêt, disponible du 15 septembre au 15 février (mises à jour à 8h30 et 17h00).

Pour plus d’informations sur la gestion du risque Feux de forêt, consulter le résumé du plan ORSEC FDF proposé par la Sécurité civile.

 

Pollution atmosphérique

Dans le cadre de ses missions de sécurité, Météo-France participe à la gestion de certaines crises environnementales, dont celles associées aux pollutions atmosphériques accidentelles.

En Nouvelle-Calédonie, le risque de pollution est essentiellement dû à l’activité minière mais il existe néanmoins d’autres sites potentiels comme le dépôt de carburant ou le lieu d’un accident concernant un transport de matières dangereuses.

Le système PERLE (Programme d’Evaluation des Rejets Locaux d’Effluents) a été développé pour modéliser la dispersion d’un nuage de polluant émis accidentellement. Situé au Centre National de Prévision à Toulouse, il est utilisé en situation de crise à l’échelle locale et régionale.

En cas d’accident, le prévisionniste rédige un Bulletin de Prévision d’Urgence qui comprend les conditions météorologiques observées et prévues sur la région impactée. Il transmet tous les éléments utiles au fonctionnement de PERLE au Centre National de Prévision : nature des rejets, durée, etc. Une fois les cartes de dispersion reçues, il assure le rôle d’expert auprès des acteurs de la Sécurité civile.
 

Sauvetage en mer et pollution maritime

L’assistance aux accidents de pollution maritime et aux opérations de recherche et sauvetage en mer fait partie des missions institutionnelles de Météo-France. Elle est effectuée :

  • dans un contexte national au sein du plan POLMAR pour la pollution ;
  • dans un cadre conventionnel d’état (avec la Direction des Affaires Maritimes en France et le Maritime Rescue Coordination Center en Nouvelle-Calédonie) pour les opérations de recherche et sauvetage en mer.

Les prévisionnistes « Marine » du Centre de Prévision National à Toulouse utilisent les modèles atmosphériques et notamment MOTHY, qui est le modèle opérationnel français officiel de dérive de nappe d’hydrocarbures ou d’objet, développé par Météo-France. Celui-ci peut être utilisé 24h/24 par le prévisionniste « Marine » sur demande de la DAM ou du MRCC en cas d’évènement en dehors du lagon.

En revanche, la circulation à l’échelle lagunaire étant beaucoup moins connue que celle des courants marins de grande échelle, il n’existe actuellement aucun modèle capable de simuler de manière réaliste la dérive d’objets ou de polluants dans le lagon calédonien.
Il est toutefois nécessaire et urgent de doter le pays d’un système opérationnel de dérive disponible 24h/24 afin  de permettre au MRCC de mieux cibler les zones de recherche et d’intervention et de coordonner les opérations maritimes. En effet, le besoin est croissant en raison de l’activité minière et chimique pour ce qui concerne les pollutions et de l’importance du trafic maritime, que ce soit à titre professionnel ou de plaisance, pour ce qui est des sauvetages en mer.

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A la demande du MRCC*, l’IRD et Météo-France ont entamé un travail conjoint afin d’améliorer la résolution de MOTHY en l’interfaçant avec un modèle de courantologie. Ce projet déjà bien avancé devrait aboutir d’ici à 2017.

* MRCC (Marine Rescue Coordination Centre) : Centre de coordination de sauvetage en mer

 

Tsunami

Un tsunami est une onde océanique provoquée par un mouvement rapide d’un très grand volume d’eau, le plus souvent lié à un tremblement de terre ou à une éruption volcanique. Cette immense vague se propage en déferlant et provoque d’énormes dégâts lorsqu’elle atteint les rivages.

Ce phénomène n’est pas météorologique et Météo-France Nouvelle-Calédonie ne joue donc aucun rôle ni dans l’observation ni dans la prévision de ces évènements destructeurs.

Pour plus d'informations sur les tsunamis :