
Grâce à l’Explo’Météo, vous aviez accès aux normales climatologiques, aux réseaux des stations météorologiques et aux trajectoires et caractéristiques des phénomènes tropicaux (dépressions tropicales et cyclones tropicaux) qui ont traversé la zone d’alerte de la Nouvelle-Calédonie. Afin de vous offrir davantage d’informations météorologiques, une nouvelle plateforme voit le jour :
le portail cartographique Météorologie et Climat.

Depuis ce portail, vous accéderez d’une part à un explorateur cartographique "Carto’Météo" permettant de visualiser les données de normales et de stations, et d’autre part, à un espace "Cyclones – Cartographie et statistiques" entièrement consacré aux phénomènes tropicaux. Découvrons ensemble ce nouvel espace.

Vous y trouverez :
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Cet espace est amené à s’enrichir. Nous vous tiendrons informés !
Bilan établi avec les données disponibles le 27/02/2026
Les heures indiquées sont les heures de Nouvelle-Calédonie.
Dimanche 22 février 2026 après-midi, une zone dépressionnaire s’étire en mer de Corail et concerne la Nouvelle-Calédonie. Au sein de cette zone, un axe de convergence se forme au nord du pays. Entre dimanche après-midi et lundi 23 février au petit matin, cet axe associé à des averses orageuses se déplace du nord vers le sud du pays, apportant des cumuls importants sur la côte Est et les îles Loyauté.
Lundi 23 février, un minimum dépressionnaire se forme en cours d’après-midi entre les îles Chesterfield et Surprise. Après une brève accalmie le matin, les pluies se réactivent l’après-midi, apportant en quelques heures des cumuls importants sur la côte Ouest.
Mardi 24 février, l’activité pluvieuse et orageuse se poursuit, en particulier autour d’un axe Poindimié-Poya, ainsi que sur le sud de la Grande Terre de Yaté vers le Grand Nouméa.
Mercredi 25 février, des cellules orageuses circulent, notamment l’après-midi autour d’un axe Poindimié-Bourail.
Jeudi 26 février, le minimum dépressionnaire à l'origine de cet épisode orageux s'évacue à l'ouest de la Nouvelle-Calédonie. Le temps reste instable, mais les précipitations et l’activité orageuse sont moins intenses.
Les cumuls totaux de précipitations mesurés aux stations entre le dimanche 22 février 12h00 et le jeudi 26 février 23h59 ont dépassé les 400 mm à Ponérihouen. Sur les communes de Yaté, Poindimié et Thio, ils ont atteint des valeurs comprises entre 300 et 350 mm. Sur Houaïlou, Kouaoua et Boulouparis, les cumuls sont compris entre 250 et 300 mm. A Lifou, au Mont-Dore, à Dumbéa et à Touho, ils sont compris entre 200 et 250 mm.
Sur Lifou, Houaïlou, Dumbéa, Poindimié et Thio, les cumuls totaux mesurés en 4 jours et demi correspondent aux cumuls d’un mois de février de précipitations.
Si, pour les communes indiquées précédemment, les cumuls de précipitations mesurées aux stations ont été importants sur toute la durée de l’épisode, ils n’ont en revanche pas atteint de caractère exceptionnel sur de courtes durées.
Sur la durée totale de l’épisode du 22 février 12h00 au 26 février 23h59, l’épisode pluvio-orageux a engendré 1474 éclairs nuages-sol sur le domaine terrestre de la Nouvelle-Calédonie. Les principales communes concernées sont Poindimié, Ponérihouen, Houaïlou et Lifou.
Du 12 au 22 janvier 2026, des conditions de forte chaleur ont été observées en Nouvelle-Calédonie, notamment sur la côte Ouest. En lien avec le creusement de plusieurs minimums dépressionnaires au nord-ouest de la Nouvelle-Calédonie, un flux d’est à nord-est s’est installé durablement sur le pays. Cela a eu pour conséquence, d’une part, d’apporter sans relâche un air chaud sur le pays, et d’autre part, d’entraîner sur la Grande Terre un effet de Foehn1 qui a contribué à intensifier la chaleur sur la côte Ouest.
Les températures de jour comme de nuit ont été nettement plus élevées que la normale. En moyenne sur le pays, les minimales ont évolué autour de 25 °C, soit plus de 2 °C au-dessus de la normale. Et les maximales ont oscillé autour de 32 °C, soit plus de 2 °C au-dessus de la normale.

C’est sur la côte Ouest et plus particulièrement sur le sud-ouest que les journées ont été les plus chaudes. Les températures maximales ont régulièrement dépassé les 34 °C, atteignant jusqu’à :
Sur les îles Loyauté et la côte Ouest, les températures minimales sont restées élevées, ne descendant généralement pas en dessous des 24 °C. Elles ont même atteint :
La forte chaleur ressentie du 12 au 22 janvier 2026 se distingue des épisodes de chaleur qui peuvent se produire habituellement en saison chaude : il s’agit de la 2ᵉ vague de chaleur la plus intense2 observée en Nouvelle-Calédonie depuis 1970, après celle de 2016.

Épisodes de vague de chaleur observés en Nouvelle-Calédonie du 01/01/1970 au 16/02/2026.
Chaque bulle représente une vague de chaleur à l’échelle du pays. L’axe des ordonnées correspond à la température maximale atteinte en moyenne pays au cours de l’épisode. Le diamètre d’une bulle symbolise l’intensité de la vague de chaleur.
Parmi les 39 vagues de chaleur recensées entre le 1er janvier 1970 et le 16 février 2026 :

Épisodes de vague de chaleur observés en Nouvelle-Calédonie du 01/01/1970 au 21/02/2026.
Chaque bulle représente une vague de chaleur à l’échelle du pays. Les coordonnées du centre de chaque bulle sont la durée de l’épisode (en abscisses) et la température maximale atteinte en moyenne pays au cours de l’épisode (en ordonnées). Le diamètre d’une bulle symbolise l’intensité de la vague de chaleur.
1 Effet de Foehn : Les nuages portés par le flux d’est à nord-est se bloquent sur la côte Est, alors que sur la côte Ouest, l’air s’assèche et se réchauffe sous le vent du relief.
2 L’intensité d’une vague de chaleur correspond à l’anomalie de température cumulée sur la durée totale de l’épisode.
Bilan établi avec les données disponibles le 23/02/2026
Les heures indiquées sont les heures de Nouvelle-Calédonie.
Entre le lundi 9 et le samedi 21 février 2026, la Nouvelle-Calédonie s’est trouvée sous l’influence d’un axe dépressionnaire s’étirant du nord du Queensland jusqu’aux Kermadec. Au sein de cette zone dépressionnaire, plusieurs minimums dépressionnaires et lignes de convergence très actives ont évolué, occasionnant de fortes averses orageuses sur ou aux abords du pays.
Animation satellite Himawari-9 et activité électrique du réseau de détection de la foudre de la Nouvelle-Calédonie du jeudi 19 février de 6h30 à 9h30 locales.
Croix : centre du minimum dépressionnaire.
Lignes oranges : lignes de convergence
Les cumuls totaux de précipitations mesurés entre le dimanche 15 et le samedi 21 février 2026 dépassent les 300 mm sur l’extrême sud de la Grande Terre, à Koné et à Maré. Le cumul maximal est de 537 mm mesurés à la station Goro ancienne pépinière de PRNC.

Des cumuls remarquables de précipitations ont été observés à Goro sur la commune du Mont-Dore. Le dimanche 15 février après-midi, il est tombé 163 mm en 3 heures. Un tel cumul en 3 heures n’a été dépassé que 3 fois en 15 ans à cette station.
A Koné, il a plu 287 mm en 3 jours, du 15 au 18 février. Une telle quantité de pluie en 3 jours à la station de Koné n’arrive en moyenne qu’une fois tous les 10 ans environ et n’a été dépassé qu’une fois à cette station, avec 301 mm mesurés entre le 9 et le 11 février 2020.
Les rafales maximales de vent n’ont pas excédé les 100 km/h. La station de Nouméa (Faubourg-Blanchot) a enregistré la rafale maximale de 86 km/h le soir du 19 février.

Dans ce contexte de forte instabilité du 15 au 21 février, une forte activité orageuse s’est produite au nord-est du pays, en particulier le dimanche 15 février, épargnant ainsi le domaine terrestre de la Nouvelle-Calédonie. Sur ce dernier, 229 impacts de foudre au total ont été détectés, principalement durant l’après-midi du lundi 16 février, sur les communes de La Foa, Bourail, Poya, Koné, Poum et Maré.

Bilan établi avec les données disponibles le 27/01/2026
Les heures indiquées sont les heures de Nouvelle-Calédonie.
Entre le lundi 12 et le lundi 19 janvier, au sein d’un vaste thalweg de mousson qui s’étire du nord de l’Australie jusqu’au sud des Salomon, un minimum dépressionnaire 14U/94P évolue au nord de Chesterfield, sans atteindre le stade de dépression tropicale modérée. Sous son influence, un flux d’air chaud et humide de nord à nord-est s’installe sur le pays, engendrant des averses localisées un peu partout et accompagnées d’orages sur les reliefs et l’extrême sud de la Grande Terre entre le dimanche 18 et le lundi 19 janvier, dans un contexte de fortes chaleurs depuis plusieurs jours.
Durant la nuit du lundi 19 au mardi 20 janvier, 14U/94P, évoluant toujours au nord des Chesterfield, se structure davantage autour de son centre et entame un déplacement vers le sud-est en direction de Bélep. Mardi 20 janvier, la dépression longe la Nouvelle-Calédonie par l’ouest. Les bandes pluvieuses et venteuses qui lui sont associées balaient l’ensemble du pays. Une nette dégradation du temps et de fortes rafales sont ainsi observées sur Bélep, la Grande Terre et l’île des Pins. Une forte houle concerne Bélep, la pointe Nord, la côte Est, le nord-ouest de la Grande Terre, les îles Loyauté et l’île des Pins. À mesure de son déplacement, 14U/94P laisse place à un long thalweg qui s’étire du centre de 14U/94P jusqu’au nord de la mer de Corail. Au cours de la nuit du mardi 20 au mercredi 21 janvier, 14U/94P s’éloigne du pays, tandis qu’un deuxième minimum dépressionnaire 99P est en train de se former au nord-ouest de Bélep.


Mercredi 21 janvier, une vaste zone pluvieuse se forme au sein du thalweg à l’ouest de la Grande Terre et s’étend durant l’après-midi à toute la Grande Terre. Dans le même temps, 99P se rapproche du pays par le nord-ouest.
Dans la nuit du mercredi 21 au jeudi 22 janvier et jusqu’en fin de matinée, 99P aborde le nord-ouest du pays et longe la côte Ouest. Sur son passage il entraîne des cumuls de précipitations peu remarquables, mais engendre en revanche de fortes rafales de Nord-Ouest atteignant les 100 km/h sur la côte Ouest. Il entraîne également la formation d’une forte houle de Nord-Ouest qui concerne l’île des Pins, Bélep et la façade Ouest de la Grande Terre. 99P s’évacue finalement vers le sud-est en cours d’après-midi.

Les cumuls totaux de précipitations mesurés tout au long de cette période de forte instabilité, entre le dimanche 18 et le jeudi 22 janvier 2026, dépassent les 200 mm sur la Chaîne. Le cumul maximal est de 303 mm mesurés à la station Méa (SLN) à Kouaoua.

Les précipitations maximales en 24 heures ne dépassent pas les 150 mm. Les pluviomètres ont mesuré jusqu’à 144,7 mm à la station située à la mairie de Yaté entre le 18 et le 19 janvier, 140,7 mm à la station de Méa (SLN) située sur la commune de Kouaoua entre le 20 et le 21 janvier et 136,8 mm à la station de Tango à Koné entre 19 et le 20 janvier.
Les averses les plus intenses se sont produites sur la commune de Yaté le 18 janvier, c’est-à-dire avant le passage du premier minimum dépressionnaire 14U/94P. Ce jour-là, la station située à la mairie de Yaté a enregistré 71,5 mm en 1 heure entre 19h12 et 20h12, et 117,9 mm en 3 heures entre 17h48 et 20h48.
Des rafales d’au moins 70 km/h ont été enregistrées au cours de la période du 19 au 22 janvier, de secteur Nord à Nord-Est entre le lundi 19 et le mercredi 21 janvier, puis de secteur Nord-Ouest le jeudi 22 janvier. Les stations de Poingam (Poum) et de Montagne des Sources (Yaté) ont enregistré jusqu’à 122 km/h le 20 janvier. Touho aérodrome et Rivière Blanche (Yaté) ont mesuré jusqu’à 115 et 111 km/h respectivement.

Cet épisode pluvio-orageux s’est accompagné d’une vague de chaleur dont le bilan fait l’objet d’un article à part : Bilan de l’épisode de chaleur du 12 au 22 janvier 2026
Des orages ont principalement eu lieu les dimanche 18 et lundi 19 janvier : 766 impacts de foudre ont été détectés sur l’ensemble du domaine terrestre de la Nouvelle-Calédonie, essentiellement sur le relief et la pointe Sud de la Grande Terre.
