
Bilan établi avec les données disponibles le 09/03/2026
Les heures indiquées sont les heures de Nouvelle-Calédonie
Mercredi 4 mars 2026, un axe dépressionnaire s’étire du sud de la Papouasie Nouvelle-Guinée à la Nouvelle-Calédonie. Le pays se trouve dans un flux de Nord humide et instable. Des cellules orageuses touchent le Nord-Est de la Grande Terre en cours de matinée. Les précipitations se généralisent à la Côte Est en journée et débordent localement vers la Côte Ouest. Dans la nuit de mercredi à jeudi 5 mars, les pluies gagnent l’ensemble du pays. C’est sur le Nord-Est qu’elles sont les plus fortes.
Jeudi 5 mars, des amas orageux actifs se développent régulièrement à proximité et sur le pays, donnant par endroits de fortes averses. En milieu de journée, l’axe dépressionnaire se décale au sud du territoire, ce qui entraîne un affaiblissement de l’activité pluvieuse.
C’est sur la côte Est, entre Canala et Pouébo, que les cumuls totaux de précipitations mesurés aux stations entre le mercredi 4 et le jeudi 5 mars 2026 ont été les plus importants. Le cumul maximal est de 235,9 mm à Ponérihouen. Ailleurs, ils sont compris entre 100 et 150 mm. A Ponérihouen, Koné et Voh, les pluviomètres ont recueilli l’équivalent d’un demi mois de mars de précipitations.
Si, pour les communes indiquées précédemment, les cumuls de précipitations mesurées aux stations ont été importants sur toute la durée de l’épisode, ils n’ont en revanche pas atteint de caractère exceptionnel sur de courtes durées.

Les rafales maximales de vent n’ont pas excédé les 100 km/h. La station de Poingam (Poum) a enregistré la rafale maximale de 93 km/h le matin du 4 mars.
Dans ce contexte instable, une forte activité orageuse s’est produite aux abords du pays, épargnant le domaine terrestre de la Nouvelle-Calédonie. Sur ce dernier, 44 impacts de foudre au total ont été détectés, principalement sur Hienghène et sur Maré.

Grâce à l’Explo’Météo, vous aviez accès aux normales climatologiques, aux réseaux des stations météorologiques et aux trajectoires et caractéristiques des phénomènes tropicaux (dépressions tropicales et cyclones tropicaux) qui ont traversé la zone d’alerte de la Nouvelle-Calédonie. Afin de vous offrir davantage d’informations météorologiques, une nouvelle plateforme voit le jour :
le portail cartographique Météorologie et Climat.

Depuis ce portail, vous accéderez d’une part à un explorateur cartographique "Carto’Météo" permettant de visualiser les données de normales et de stations, et d’autre part, à un espace "Cyclones – Cartographie et statistiques" entièrement consacré aux phénomènes tropicaux. Découvrons ensemble ce nouvel espace.

Vous y trouverez :
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Cet espace est amené à s’enrichir. Nous vous tiendrons informés !
Bilan établi avec les données disponibles le 23/02/2026
Les heures indiquées sont les heures de Nouvelle-Calédonie.
Entre le lundi 9 et le samedi 21 février 2026, la Nouvelle-Calédonie s’est trouvée sous l’influence d’un axe dépressionnaire s’étirant du nord du Queensland jusqu’aux Kermadec. Au sein de cette zone dépressionnaire, plusieurs minimums dépressionnaires et lignes de convergence très actives ont évolué, occasionnant de fortes averses orageuses sur ou aux abords du pays.
Animation satellite Himawari-9 et activité électrique du réseau de détection de la foudre de la Nouvelle-Calédonie du jeudi 19 février de 6h30 à 9h30 locales.
Croix : centre du minimum dépressionnaire.
Lignes oranges : lignes de convergence
Les cumuls totaux de précipitations mesurés entre le dimanche 15 et le samedi 21 février 2026 dépassent les 300 mm sur l’extrême sud de la Grande Terre, à Koné et à Maré. Le cumul maximal est de 537 mm mesurés à la station Goro ancienne pépinière de PRNC.

Des cumuls remarquables de précipitations ont été observés à Goro sur la commune du Mont-Dore. Le dimanche 15 février après-midi, il est tombé 163 mm en 3 heures. Un tel cumul en 3 heures n’a été dépassé que 3 fois en 15 ans à cette station.
A Koné, il a plu 287 mm en 3 jours, du 15 au 18 février. Une telle quantité de pluie en 3 jours à la station de Koné n’arrive en moyenne qu’une fois tous les 10 ans environ et n’a été dépassé qu’une fois à cette station, avec 301 mm mesurés entre le 9 et le 11 février 2020.
Les rafales maximales de vent n’ont pas excédé les 100 km/h. La station de Nouméa (Faubourg-Blanchot) a enregistré la rafale maximale de 86 km/h le soir du 19 février.

Dans ce contexte de forte instabilité du 15 au 21 février, une forte activité orageuse s’est produite au nord-est du pays, en particulier le dimanche 15 février, épargnant ainsi le domaine terrestre de la Nouvelle-Calédonie. Sur ce dernier, 229 impacts de foudre au total ont été détectés, principalement durant l’après-midi du lundi 16 février, sur les communes de La Foa, Bourail, Poya, Koné, Poum et Maré.

Bilan établi avec les données disponibles le 27/02/2026
Les heures indiquées sont les heures de Nouvelle-Calédonie.
Dimanche 22 février 2026 après-midi, une zone dépressionnaire s’étire en mer de Corail et concerne la Nouvelle-Calédonie. Au sein de cette zone, un axe de convergence se forme au nord du pays. Entre dimanche après-midi et lundi 23 février au petit matin, cet axe associé à des averses orageuses se déplace du nord vers le sud du pays, apportant des cumuls importants sur la côte Est et les îles Loyauté.
Lundi 23 février, un minimum dépressionnaire se forme en cours d’après-midi entre les îles Chesterfield et Surprise. Après une brève accalmie le matin, les pluies se réactivent l’après-midi, apportant en quelques heures des cumuls importants sur la côte Ouest.
Mardi 24 février, l’activité pluvieuse et orageuse se poursuit, en particulier autour d’un axe Poindimié-Poya, ainsi que sur le sud de la Grande Terre de Yaté vers le Grand Nouméa.
Mercredi 25 février, des cellules orageuses circulent, notamment l’après-midi autour d’un axe Poindimié-Bourail.
Jeudi 26 février, le minimum dépressionnaire à l'origine de cet épisode orageux s'évacue à l'ouest de la Nouvelle-Calédonie. Le temps reste instable, mais les précipitations et l’activité orageuse sont moins intenses.
Les cumuls totaux de précipitations mesurés aux stations entre le dimanche 22 février 12h00 et le jeudi 26 février 23h59 ont dépassé les 400 mm à Ponérihouen. Sur les communes de Yaté, Poindimié et Thio, ils ont atteint des valeurs comprises entre 300 et 350 mm. Sur Houaïlou, Kouaoua et Boulouparis, les cumuls sont compris entre 250 et 300 mm. A Lifou, au Mont-Dore, à Dumbéa et à Touho, ils sont compris entre 200 et 250 mm.
Sur Lifou, Houaïlou, Dumbéa, Poindimié et Thio, les cumuls totaux mesurés en 4 jours et demi correspondent aux cumuls d’un mois de février de précipitations.
Si, pour les communes indiquées précédemment, les cumuls de précipitations mesurées aux stations ont été importants sur toute la durée de l’épisode, ils n’ont en revanche pas atteint de caractère exceptionnel sur de courtes durées.
Sur la durée totale de l’épisode du 22 février 12h00 au 26 février 23h59, l’épisode pluvio-orageux a engendré 1474 éclairs nuages-sol sur le domaine terrestre de la Nouvelle-Calédonie. Les principales communes concernées sont Poindimié, Ponérihouen, Houaïlou et Lifou.
Du 12 au 22 janvier 2026, des conditions de forte chaleur ont été observées en Nouvelle-Calédonie, notamment sur la côte Ouest. En lien avec le creusement de plusieurs minimums dépressionnaires au nord-ouest de la Nouvelle-Calédonie, un flux d’est à nord-est s’est installé durablement sur le pays. Cela a eu pour conséquence, d’une part, d’apporter sans relâche un air chaud sur le pays, et d’autre part, d’entraîner sur la Grande Terre un effet de Foehn1 qui a contribué à intensifier la chaleur sur la côte Ouest.
Les températures de jour comme de nuit ont été nettement plus élevées que la normale. En moyenne sur le pays, les minimales ont évolué autour de 25 °C, soit plus de 2 °C au-dessus de la normale. Et les maximales ont oscillé autour de 32 °C, soit plus de 2 °C au-dessus de la normale.

C’est sur la côte Ouest et plus particulièrement sur le sud-ouest que les journées ont été les plus chaudes. Les températures maximales ont régulièrement dépassé les 34 °C, atteignant jusqu’à :
Sur les îles Loyauté et la côte Ouest, les températures minimales sont restées élevées, ne descendant généralement pas en dessous des 24 °C. Elles ont même atteint :
La forte chaleur ressentie du 12 au 22 janvier 2026 se distingue des épisodes de chaleur qui peuvent se produire habituellement en saison chaude : il s’agit de la 2ᵉ vague de chaleur la plus intense2 observée en Nouvelle-Calédonie depuis 1970, après celle de 2016.

Épisodes de vague de chaleur observés en Nouvelle-Calédonie du 01/01/1970 au 16/02/2026.
Chaque bulle représente une vague de chaleur à l’échelle du pays. L’axe des ordonnées correspond à la température maximale atteinte en moyenne pays au cours de l’épisode. Le diamètre d’une bulle symbolise l’intensité de la vague de chaleur.
Parmi les 39 vagues de chaleur recensées entre le 1er janvier 1970 et le 16 février 2026 :

Épisodes de vague de chaleur observés en Nouvelle-Calédonie du 01/01/1970 au 21/02/2026.
Chaque bulle représente une vague de chaleur à l’échelle du pays. Les coordonnées du centre de chaque bulle sont la durée de l’épisode (en abscisses) et la température maximale atteinte en moyenne pays au cours de l’épisode (en ordonnées). Le diamètre d’une bulle symbolise l’intensité de la vague de chaleur.
1 Effet de Foehn : Les nuages portés par le flux d’est à nord-est se bloquent sur la côte Est, alors que sur la côte Ouest, l’air s’assèche et se réchauffe sous le vent du relief.
2 L’intensité d’une vague de chaleur correspond à l’anomalie de température cumulée sur la durée totale de l’épisode.