Qu'est-ce qu'un cyclone ?
Les cyclones sont les phénomènes météorologiques
les plus violents sur terre. Ce sont eux qui détiennent
les records de vent fort, de basses pressions et de précipitations.
Ils mettent en jeu des énergies considérables
: ce sont des machines thermiques qui transfèrent l'énergie
de l'océan vers l'atmosphère.
Un cyclone est un phénomène tourbillonnaire
qui s'effectue dans le sens des aiguilles d'une
montre dans l'hémisphère sud, de forme
quasi-circulaire, dont le diamètre est généralement
compris entre 500 et 1000 km. Il se compose de bandes spiralées
qui convergent vers le centre du cyclone. Ce centre appelé
l'œil du cyclone est généralement visible
sur les images satellitaires : d'un diamètre souvent
compris entre 30 et 60 km (parfois jusqu'à 150 km),
cet oeil est une zone d'accalmie. C'est dans l'œil
que la pression est la plus basse, il n'y a pas de pluie,
les vents sont faibles et il y a peu ou pas nuages. C'est
autour de l'œil, dans la masse nuageuse la plus
dense qu'on appelle mur de l'œil, que se
produisent les effets les plus dévastateurs.
Lieu de formation
Le cyclone est un phénomène qui prend naissance
sur l'océan, dans la bande tropicale, et qui se
développe si un certain nombre de conditions sont réunies
dont la principale concerne la température de l'océan,
qui doit être supérieure à 26°C dans
les 60 premiers mètres. Une température élevée
permet une évaporation intense et des transferts d'humidité
de l'océan vers l'atmosphère. Ce transfert est
à son maximum à la fin de l'été
lorsque les eaux de surface atteignent 28 à 29°C.
Ce besoin en eau chaude explique que les cyclones ne se forment
généralement pas dans le Pacifique sud-est où
les eaux sont relativement froides (ni en Atlantique sud pour
les mêmes raisons) et qu'ils s'affaiblissent rapidement
en pénétrant à l'intérieur des terres.
Les cyclones ne peuvent pas non plus se développer
au voisinage de l'équateur, car la force de Coriolis
qui permet l'amorce du tourbillon initial, y est nulle.
La zone de prédilection pour la formation et le développement
des cyclones est le côté polaire de la zone de
convergence intertropicale (ZCIT), zone de rencontre des alizés
de l'hémisphère sud avec ceux de l'hémisphère
nord. Cette ZCIT subit une oscillation saisonnière :
plutôt située dans l'hémisphère
nord et hiver austral, elle se trouve par contre dans l'hémisphère
sud en été austral et c'est ce qui explique
que les cyclones se rencontrent entre novembre et avril dans
le Pacifique sud-ouest.
La classification des phénomènes tropicaux.
L'intensité d'un cyclone est déterminée
par la force du vent. Au premier stade, le phénomène
est appelé dépression tropicale faible. Les vents
moyens y sont alors inférieurs à 62 km/h (34 noeuds).
Une dépression tropicale modérée donne
des vents moyens compris entre 62 et 88 km/h (34 et 48 noeuds).
C'est à ce moment qu'un nom de baptême lui est
attribué. Lorsque les vents moyens se trouvent dans une
fourchette de 88 à 117 km/h (48 à 64 noeuds),
il s'agit d'une dépression tropicale forte. C'est à
partir de ce rang que les alertes cycloniques sont déclenchées
en Nouvelle-Calédonie. Au-delà de 117 km/h (64
noeuds), il s'agit d'un cyclone tropical.
Les appellations peuvent changer d'une région à
une autre : dans les Caraïbes, on parle d'ouragan,
alors que le mot typhon est utilisé pour le Pacifique
Nord-ouest.
Certains pays utilisent une classification pour graduer l'intensité
des cyclones tropicaux. Ainsi l'échelle de Saffir-Simpson
leur attribue 5 catégories en fonction de la force des
vents et de l'ampleur des dégâts potentiels.
Cette classification supplémentaire n'est pas utilisée
en Nouvelle-Calédonie, à l'inverse de nos
voisins australiens.
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