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Comment interpréter une image satellite
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Les images mises à disposition sur cette page
sont de type composition colorée, c'est-à-dire
composées d'un mélange
des canaux infrarouges et visible. Plusieurs avantages
à ces images :
- pas d'interruption pendant la nuit, même si
la qualité est moindre à ce moment-là
puisque les images du canal visible sont inexploitables
quand le soleil n'éclaire pas les nuages,
- les couleurs données aux nuages permettent
d'en connaître le type.
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Les teintes bleues caractérisent
les nuages élevés constitués
de cristaux de glace, souvent transparents. |
Les
nuances jaunes correspondent plutôt
aux nuages bas, plus chauds (stratus, stratocumulus,
petits cumulus). |
Les teintes blanches correspondent
plutôt aux nuages denses, épais et
froids, généralement précipitants
(amas de cumulus des traînes actives, systèmes
convectifs tropicaux, nimbostratus). |
| Attention, une confusion est possible
entre les sols chauds (Australie) et les stratus
(nuages bas indétectables la nuit). |
Le coin des experts : Qu'est-ce qu'une image satellite
? |
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Deux types d'images satellite
:
Cette image est issue du satellite météorologique
japonais MTSAT. C'est un satellite géostationnaire,
placé sur une orbite voisine de 36 000 kilomètres
d'altitude qui lui permet de « voir » à
tous moments la même portion du globe terrestre.
Pour assurer cette mission de surveillance des grandes
masses nuageuses, le satellite est doté d'un
radiomètre. Cet appareil mesure le rayonnement
électromagnétique qu'il reçoit
de l'atmosphère et de la surface terrestre. Ce
rayonnement a deux origines :
• D'une part le rayonnement solaire réfléchi
par la terre et le sommet des nuages : ceci n'est bien
sûr possible que lorsqu'il fait jour. Ce rayonnement
s'effectue dans une gamme de longueur d'onde (ou de
canaux) sensible à l'œil humain (0,5-0,8
microns) : on l'appelle le rayonnement visible.
• D'autre part le rayonnement directement émis
par la terre et l'atmosphère (y compris les nuages).
Ce rayonnement s'effectue donc en permanence, 24 heures
sur 24. Il dépend de la température du
corps qui émet et s'effectue dans une gamme de
longueur d'onde (10-13 microns) infrarouge.
• Les canaux infrarouges sont primordiaux puisque
grâce à eux on dispose d'une information
sur la taille et la forme des masses nuageuses à
tous moments du jour ou de la nuit. Le traitement de
ces images donne également une information sur
l'altitude des nuages. En effet, les nuages les plus
froids (donc les plus hauts) apparaissent en blanc très
brillant alors que les plus chauds (donc les plus bas)
ont des teintes plus foncées et plus mates. La
contrepartie de ce traitement est de ne pas pouvoir
déceler les nuages les plus bas lorsque leur
température est très proche de celle des
sols ou de la mer.
• Le canal visible restitue le pouvoir réfléchissant
des nuages et de la surface de la terre. Plus ce pouvoir
réfléchissant est important, plus les
nuages apparaîtront en blanc brillant. Cette réflexion
dépend de la hauteur du soleil : un même
nuage apparaîtra mieux à midi qu'à
9 heures du matin. De la même façon, le
côté Est des images sera mieux contrasté
le matin que la bordure Ouest (inversement l'après-midi).
Par ailleurs, certains nuages sont parfois trop fins
pour réfléchir le rayonnement solaire,
et n'apparaissent donc que très difficilement
sur ce type d'image (c'est le cas des cirrus, nuages
très élevés).
Utilisation des images satellite
:
Le traitement des données reçues par le
satellite est extrêmement rapide, ce qui permet
aux météorologistes de disposer des images
en temps quasi réel. MTSAT fournit ses images
avec une fréquence horaire dans l'hémisphère
sud. L'image présentée ci-dessus est appelée
image en composition colorée. Elle utilise
l'ensemble des canaux de mesure de MTSAT. Elle est donc
constituée uniquement des canaux infrarouges
la nuit. Le jour, elle utilise un mélange des
canaux infrarouges et du canal visible, avec une forte
prépondérance donnée à ce
dernier, ce qui lui donne une meilleure qualité.
L'arrivée des premiers satellites géostationnaires
dans les années 70 a permis de faire d'énormes
progrès dans la surveillance du temps et la prévention
des risques météorologiques. En particulier,
ils sont indispensables à la détection
des masses nuageuses susceptibles d'évoluer en
cyclones tropicaux et d'en faire un suivi continu pour
alerter suffisamment tôt les populations exposées.
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