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Question G6:
Pourquoi n'y a-t-il pas de cyclones tropicaux
dans le sud de l'océan Atlantique ?
Rédigé par Chris Landsea
Comment cela jamais ? ? En fait, rarement.

En mars 2004, un ouragan S’EST formé dans l’océan
Atlantique Sud et a touché les terres du Brésil. Mais
la question de la rareté des ouragans dans l’Atlantique
Sud reste posée. Bien que de nombreuses personnes
en attribuent la cause à une température de l'eau
de mer trop basse, les raisons essentielles de la
rareté des cyclones tropicaux sur l'océan Atlantique
Sud sont d'une part la présence permanente d'un fort
cisaillement vertical du vent dans la troposphère
(du sol à 200 hPa) et d'autre part l’absence générale
de zone de convergence intertropicale (ZCIT) au-dessus
de l’océan (Gray
1968). En l'absence de ZCIT pour fournir la vorticité
synoptique et la convergence (c’est à dire un tourbillon
de grande échelle et l’activité orageuse), il devient
très difficile sinon impossible de voir se produire
la genèse de cyclones tropicaux.
De plus, l’OAR a décrit une dépression tropicale fortes/faible
tempête tropicale qui s’est formée au large des côtes
du Congo mi-avril 1991 (Mc
Adie et Rappaport (1991)). Cette tempête a duré
environ 5 jours et dérivé vers l’ouest-sud-ouest vers
le centre de l’Atlantique Sud. Jusqu’à aujourd’hui,
il n’y a eu aucune étude systématique des conditions
qui ont accompagné cet événement rare.
Article
sur l’ouragan de l’Atlantique Sud de l’Université
d’Etat de Penn.
Dernière mise à jour le 13 juillet 2005.
Question G7:
Est-ce qu'un début de saison actif signifie
que le reste de la saison le sera ?
Rédigé par Stan Goldenberg
Oui et non. La majeure partie de l’activité en Atlantique
se produit en août-septembre-octobre. Le taux de corrélation
entre le nombre de tempêtes nommées (ouragans) en
juin et juillet (JJ) et l’activité de toute la saison
n’est que de r = +0,13 (+0,02). La relation entre
le nombre de tempêtes (ouragans) de début de saison
et de fin de saison (août à novembre) est en fait
faiblement négative : r = -0.28 (-0.35). Ainsi, l’activité
globale du début de la saison, qu’elle soit très active
ou plutôt calme, a peu d’influence sur la saison entière.
Ces corrélations sont basées sur les années 1944 à
1994.
Toutefois, comme montré dans Goldenberg
(2000), si on regarde seulement les tempêtes tropicales
et les ouragans de l’Atlantique se produisant en juin-juillet
au sud de 22°N et à l’est de 77°w (la partie est de
la MDR, Main Development Region [zone principale de
développement] pour les ouragans de l’Atlantique),
il y a une forte corrélation avec l’activité du reste
de l’année.
Selon les données de 1944-1999, l’activité totale
de l’Atlantique les années où une tempête tropicale
ou un ouragan s’est formé(e) dans cette région pendant
JJ a été au moins égale et très souvent au dessus
de la moyenne. On peut donc considérer qu’une tempête
de JJ dans cette région est une condition tout à fait
« suffisante » (bien que non « nécessaire ») pour
qu’une année connaisse une activité au moins égale
à la moyenne (c’est à dire que toutes les années caractérisée
par une activité globale moyenne ou au dessus de la
moyenne n’ont pas forcément eu de tempête en JJ, mais
que pratiquement toutes les années ayant connu ce
type de tempête en JJ ont une activité moyenne ou
au dessus de la moyenne). La formation d’une tempête
dans cette région en juin-juillet est prise en compte
lorsque les mises à jour d’août sont émises pour les
prévisions de Bill
Gray et de la NOAA.
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