|
Question B6 :
Que se passe-t-il s'il n'y a pas assez de
noms sur la liste ?
Rédigé par Neal Dorst
En fait, on a tous trouvé en 2005. Dans l'Atlantique
et le Pacifique Est, quand on arrive en fin de liste,
on utilise l'alphabet grec : Alpha, Bêta, Gamma, Delta,
Espilon, etc. A l'heure actuelle, il n'est pas envisagé
de supprimer les lettres de la liste basée sur l'alphabet
grec, mais si un ouragan nommé dans cette liste s'avère
vraiment destructeur, il est possible que cela soit
le cas.
Dans le Pacifique Central et le Pacifique Ouest, on
utilise des listes de noms perpétuelles donc quand
on arrive en fin de liste, on passe simplement à la
suivante.
Depuis qu'on a commencé à utiliser des listes de noms
dans le bassin Atlantique en 1950, on n'a pas été
plus loin que ZETA en 2005 (tempête tropicale).
Révisé
le 8 mai 2007
Question B7 :
Comment puis-je proposer un nouveau nom pour
la liste ?
Rédigé par Frank Lepore (NHC)
Depuis 1978, l'Organisation Météorologique Mondiale
des Nations Unies, un groupe représentant environ
120 pays, utilise des
listes prédéterminées de noms pour les tempêtes
tropicales dans chaque bassin océanique du monde.
Le bassin Atlantique, qui appartient à la région IV,
a une réserve de noms pour 6 ans, comprenant 21 noms
pour chaque année. Pourquoi 21 noms ? Les lettres
Q, U, X, Y et Z ne sont pas utilisées parce qu'il
y a peu de prénoms commençant par ces lettres (il
faudrait au moins 3 prénoms masculins et 3 prénoms
féminins pour chaque lettre, plus une réserve supplémentaire
pour remplacer ceux qui seraient supprimés). Pensez-y
: combien d'hommes et de femmes connaissez-vous portant
un prénom commençant par une de ces lettres ?
Quand une tempête fait des dégâts et des victimes
comme MITCH, ANDREW ou KATRINA, le pays le plus touché
peut demander à l'Association Régionale de l'Organisation
Météorologique Mondiale que le nom soit « supprimé
». Supprimer un nom est une marque de respect envers
les victimes et réduit les risques de confusion pour
les assurances et dans les textes légaux ou scientifiques.
Un nom supprimé est remplacé par un prénom de même
genre commençant par la même lettre. Par exemple,
le Honduras a demandé que le nom de MITCH soit supprimé
(en 1998) et a proposé MATTHEW en remplacement à la
réflexion (et au vote) des 25 pays membres des l'Association
Régionale V. Soixante-huit noms ont été supprimés
pour le bassin Atlantique.
Les noms retenus sur les listes doivent répondre à
quelques critères fondamentaux. Ils doivent être courts
et facilement compréhensibles lors de leur diffusion.
En outre, ces noms doivent avoir un sens dans la culture
des pays concernés et ne pas véhiculer de signification
non-intentionnelle et potentiellement source de conflit.
Il y a 24 pays dans le bassin Atlantique, formant
un mélange international de cultures anglophones,
espagnoles et françaises, ce qui augmente le risque
de malentendu.
Selon les archives et en moyenne, à peu près une tempête
par an provoque tellement de décès et de dégâts qu'on
considère le retrait de son nom. Cela signifie que
pour une année « normale », 1 nom sur 8 devrait être
remplacé, sachant que sur les 57 dernières années
(de données fiables), la moyenne est d'un peu plus
de 8 tempêtes tropicales et ouragans par an (8,6 exactement).
Il est donc plus probable que les lettres/noms du
début de l'alphabet (A à H) soit supprimé(e)s.
Le directeur de l'OAR a un dossier assez épais de
noms sélectionnés qui ont déjà été soumis à l'approbation.
Quand le besoin s'en fera à nouveau sentir et s'il
s'agit d'une tempête affectant surtout les Etats-Unis,
il devra choisir un nom de remplacement. Il sortira
LE dossier pour faire une sélection. Mais comme on
dit, le hasard prendra la suite.
|