Un nombre de phénomènes cycloniques supérieur à la normale, mais moins intenses, voici les caractéristiques de la saison cyclonique 2020-2021 dans la zone de surveillance de la Nouvelle-Calédonie.

  Nom du 1er phénomène :

Dans le Pacifique sud, le 1er phénomène sera nommé YASA (s’il se forme dans la zone de responsabilité de NANDI) ou bien IMOGEN (s’il se forme dans celle de BRISBANE)

 

Une saison sous l’influence de La Niña et de la phase positive du Southern Annular Mode (SAM+)

À l’échelle régionale, l'élément principal qui va influencer la saison cyclonique 2020-2021 est l’épisode de La Niña qui a débuté en octobre. Ce dernier, qui devrait durer au moins jusqu’au premier trimestre 2021, devrait être modéré à fort.

Quelle est l’influence de La Nina sur la saison cyclonique ?

La Niña va agir sur la répartition des eaux océaniques chaudes et froides dans l’océan Pacifique et ainsi créer au voisinage de la Nouvelle-Calédonie un environnement favorable aux eaux chaudes.

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Anomalies de températures océaniques prévues pour le trimestre janvier-février-mars 2021
Source : C3S multi-system seasonal forecast (Base time : novembre 2020)

Un second élément va nous impacter : le Southern Annular Mode (SAM), appelé également AAO (pour Antarctic Oscillation). Ce terme désigne une variation climatique qui se traduit par la différence de pressions entre les moyennes et les hautes latitudes de l’Hémisphère Sud.

Quel va être l’impact du SAM ?

Depuis début octobre, le SAM est en phase positive. Cela signifie un déplacement de la ceinture anticyclonique australe vers le sud et une descente de basses pressions sur le sud de l’Australie et la Mer de Tasman.
Cette phase positive va donc créer au voisinage de la Nouvelle-Calédonie, un environnement favorable aux faibles pressions atmosphériques.

Et concrètement, cela signifie combien de phénomènes pour cette nouvelle saison ?

Pour répondre à cette question, il faut étudier les anciennes saisons cycloniques. L’analyse des 42 dernières saisons cycloniques (de 1977 à 2019) montre :

  • qu’il y a davantage de phénomènes cycloniques dans la zone de surveillance de la Nouvelle-Calédonie en période La Niña ;

  • que dans cette même zone de surveillance, les phénomènes cycloniques sont moins intenses et/ou plus brefs.

En moyenne, une saison contient 3 à 4 phénomènes dans la zone de surveillance de la Nouvelle-Calédonie. Avec La Nina, la saison 2020-2021 pourrait contenir 1 à 2 phénomènes de plus.

Les limites de la prévision saisonnière cyclonique

La prévision saisonnière cyclonique ne peut que traduire un contexte climatique régional (plus favorable / moins favorable au risque cyclonique).

Le nombre exact de phénomènes ainsi que leurs trajectoires dépendent des conditions météorologiques de plus petite échelle dont la prévision se fait à courte échéance (J+1 à J+7).

C’est pour cela qu’aucune année ne se ressemble. Lors de 7 derniers épisodes La Niña forts, 6 saisons ont eu plus de phénomènes que la moyenne. Lors de la saison cyclonique 2007-2008 seuls 2 phénomènes ont concerné la zone de surveillance de la Nouvelle-Calédonie. À noter que si cette saison n’a pas été marquante par son nombre de phénomènes, elle l’a été par ses précipitations.

la nina cyclone ptt
Cliquez sur le visuel pour l'agrandir

La prévision à courte échéance (J+1 à J+7)

Cette prévision est accessible dans les pages "Cyclone" de notre site via 2 produits :

Le bulletin d’activité cyclonique

Ce bulletin rédigé tous les jours vers 13 h locales renseigne pour les 7 prochains jours sur :

  • l’activité cyclonique et l'activité météorologique tropicale sur le bassin Pacifique Sud-Ouest ;

  • la menace cyclonique pour la Nouvelle-Calédonie.

Le bulletin d’information cyclone

Ce bulletin sert au suivi d’un phénomène cyclonique évoluant dans la zone de surveillance. Il contient les informations suivantes :

BIC

Il est associé à une carte de trajectoire et une image satellite.

Zoom sur l’incertitude de prévision de la trajectoire

Malgré tous les progrès scientifiques, l’incertitude de la prévision ou marge d’erreur reste relativement importante.

Valeurs typiques des erreurs de prévision (sur 5 ans de comparaison prévisions/observations) :

 Échéances  24h 48h 72h
 Erreur moyenne  80 km 130 km 200 km
 Incertitude à 75 %  130 km 200 km 300 km

Par exemple, à 24 heures d’échéance :

  • l’erreur moyenne vaut 80 km, cela signifie que le centre réel est en moyenne à 80 km du centre prévu ;

  • l’incertitude à 75 % vaut 130 km, cela signifie que l’on a 3 chances sur 4 de trouver le centre réel du phénomène à moins de 130 km du centre prévu.
incertitude

Pour en savoir plus : le site national de Météo-France

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