Qu’est-ce qu’un cyclone ?
| Cyclone tropical, ouragan ou typhon, l’ensemble de ces termes désigne le même phénomène, à savoir une "perturbation d'échelle synoptique non accompagnée d'un système frontal, prenant naissance au-dessus des eaux tropicales ou subtropicales et présentant une activité convective organisée ainsi qu'une circulation cyclonique, plus intense en surface qu'en altitude" (définition de l’Organisation Météorologique Mondiale, 1992).
En simplifiant, un cyclone tropical est une zone de basses pressions, composé de formations nuageuses qui s’enroulent autour d’un centre de rotation. Le vent se déplace dans une circulation dite « fermée » en surface, autour du même centre. Un cyclone a, à la fois un mouvement de rotation sur lui-même, comme une toupie, et un déplacement. Ce dernier est plutôt lent (20 à 30 km/h) en comparaison à la vitesse des vents qui peuvent dépasser 150 à 200 km/h. |
La formation d’un cyclone nécessite la présence de différentes conditions environnementales :
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| A sa maturité, un cyclone est une masse nuageuse importante dont les caractéristiques sont cependant très variables et dont la dimension peut aller de 500 à 1500 km de diamètre. Les récents progrès de l’observation par satellite ont permis de mieux comprendre son organisation spatiale en bandes spiralées, qui convergent vers l'œil du cyclone. Bien que situé au centre de la tempête tropicale, l'œil du cyclone est la partie la plus calme. Sa forme est celle d'un entonnoir, avec généralement un diamètre de 20 à 60 km. Cette zone est caractérisée par un minimum de pression à la surface, un vent faible, un ciel principalement clair et des précipitations nulles. L'œil est également la zone la plus chaude (cœur chaud) du cyclone avec des températures de 10 à 15°C plus forte que son environnement. La masse nuageuse très dense qui entoure entièrement l'œil du cyclone est appelée le mur de l’œil. Le mur est principalement compose de cumulonimbus, nuages d’orages, dont l'extension verticale correspond à l’épaisseur totale de la troposphère. Il peut avoir un rayon de 150 km et les vents comme les précipitations y sont les plus intenses. Plus loin, à la suite du mur de l'œil se trouvent les bandes spiralées, composées de nuages convectifs de types cumulonimbus et/ou cumulus. Elles engendrent souvent des averses et des orages, mais plus on s'éloigne du centre du cyclone plus l'extension verticale de ces nuages est faible. ![]() © Météo-France ![]() Evolution de la pression et du vent au sein d'un cyclone © Météo-France |
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Environ 11% des perturbations tropicales mondiales sillonnent le bassin du Pacifique sud-ouest. Elles sont classées, au cours de leur évolution, en fonction de leur intensité.
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| La trajectoire d'un cyclone parait souvent très capricieuse, et les lois physiques qui régissent cette évolution sont encore mal connues des météorologistes. Après une portion de trajectoire rectiligne, le cyclone peut s'arrêter, faire une boucle, repartir dans une autre direction, voire rebrousser chemin pendant un certain temps. Cependant, certaines "tendances" peuvent être mises en évidence. Les cyclones naissent sous les basses latitudes, et ils adoptent alors une trajectoire qui les mène quasi-systématiquement vers le sud. Mais même pendant sa descente, la trajectoire reste difficile à prévoir. Par contre, lorsqu'ils franchissent le tropique du Capricorne (23°27'), 60% des phénomènes ont adopté définitivement une direction proche du sud-est. Les vitesses de déplacement sont, elles aussi, très variables d'une dépression à l'autre mais également au fil des jours pour un même phénomène. Les dépressions sont généralement lentes aux premières heures de leur parcours, leur vitesse ne dépassant pas 18km/h. C'est dans leur progression vers le sud que ce déplacement s'accélère progressivement (en général entre 20 et 30 km/h). Par contre le ralentissement est sensible lors des changements de direction. Finalement les plus rapides sont ceux dont la trajectoire est rectiligne et orientée au sud-est. La vitesse atteint également des valeurs élevées lorsque le phénomène quitte la zone tropicale et franchit plus particulièrement le 25ème parallèle. |
| Une dépression tropicale se « comble » lorsque la pression atmosphérique en son centre retrouve progressivement une valeur proche de la normale. L'œil ou le centre du phénomène, puis l'enroulement des masses nuageuses deviennent alors difficilement discernables. Le vent perd lentement de sa force, les précipitations restent cependant importantes. Ce comblement peut intervenir avant le franchissement du tropique. Plusieurs facteurs peuvent entrainer la fin d’un cyclone :
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| Les cyclones tropicaux sont dangereux car ils produisent à la fois de forts vents, de fortes précipitations pouvant entraîner des inondations et des crues, de fortes houles et des marées cycloniques. Le vent : La force du vent engendré par une dépression est directement liée à la valeur de la pression en son centre. La vitesse du vent augmente progressivement à l'approche du phénomène jusqu'à atteindre ses valeurs maximales dans le mur. Les dégâts occasionnés sont donc fonction de la distance qui sépare ce point du centre du phénomène. La direction du vent ressentie en un point dépend quant à elle essentiellement de la position du centre par rapport à ce point. En effet le vent converge vers ce centre en adoptant un mouvement tourbillonnaire (dans le sens des aiguilles d'une montre dans l’hémisphère sud). De plus, le vent se renforce sur le côté gauche du cyclone. Ce renforcement est provoqué par l’association du déplacement du phénomène à la circulation cyclonique. Ainsi, un cyclone avec des vents moyens de 145 km/h et qui se déplace à 15 km/h aurait des vents de 160 km/h sur sa gauche, et des vents de 130 km/h sur sa droite. Enfin, la pression exercée sur une surface (un mur par exemple) est proportionnelle au carré de la vitesse du vent qui est à l'origine de cette pression. Un vent de 200 km/h aura une action 4 fois plus importante qu'un vent soufflant à 100 km/h. La pluie : Chaque phénomène possède ses caractéristiques propres quant aux quantités de pluie déversées. Elles ne dépendent en effet ni de l'intensité, ni de la distance à laquelle la dépression passe. Notons que la spirale des nuages encerclant le centre peut être de dimension très variable à intensité égale. Cependant les précipitations sont généralement d'autant plus importantes que le phénomène se déplace lentement. Ainsi une dépression modérée peut entraîner des inondations plus catastrophiques qu'un cyclone. Les pluies recueillies lors du passage d'un phénomène tropical sur le territoire sont le plus souvent très importantes, voire torrentielles. La marée de tempête : Elle résulte de 2 facteurs: d'une part, l'accumulation d'eau par les vents forts en certaines zones périphériques, d'autre part la baisse de pression atmosphérique entraîne une élévation du niveau de la mer près du centre, ce qui accentue ce phénomène. Conjuguée à une marée haute, elle peut avoir des conséquences catastrophiques. La Nouvelle-Calédonie semble relativement épargnée, les marées de tempête d'importance étant assez rarement observées. Les dégâts causés ont toujours été mineurs. Cependant elles peuvent avoir des conséquences indirectes difficilement mesurables : l'élévation du niveau de la mer provoque une diminution du débit des rivières et des torrents, et ceci peut aggraver les inondations. Chaque passage de dépression ou cyclone s'accompagne de destructions plus ou moins importantes. La pluie et le vent ont chacun leurs « cibles » privilégiées :
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| Il existe 7 zones géographiques affectées par les cyclones : L’Atlantique nord :
Cyclones tropicaux qui se sont formés entre 1985 et 2005 Source : Wikipédia |


Cyclones tropicaux qui se sont formés entre 1985 et 2005 





